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Noël blanc en Provence

Traditions provençales

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La crèche

Les balades de crèche en crèche, les concours de crèches. Au temps où la télé et les ordinateurs n'existaient pas, et les jouets étaient peu nombreux, la crèche fascinait petits et grands. On admirait l'habileté du Santonnier, du menuisier, du couturier ou de ses propres enfants.

 

Pour préparer la crèche on allait cueillir la mousse en forêt, ramasser les glands, les pommes de pins, des petits cailloux, et des brindilles qui serviront à recréer un paysage provençale en miniature.

 

Cette tradition remonte au Moyen Âge où un petit théâtre joué par les gens du village en leur église racontait l'histoire du Noël chrétien. Tous les villages n'ayant pas toujours de villageois à l'âme de comédien, on remplaça vite ces petits théâtres par des figurines en bois, en cire, en carton pâte, en porcelaine ou en verre. Ces crèches étaient très populaires.

 

Mais voilà 1789, c'est la révolution en France et les révolutionnaires n'en veulent pas seulement au roi mais aussi aux églises qu'ils ferment. Plus de Noël et plus de crèches.

 

Bien évidemment les enfants provençaux n'allaient pas se laisser faire et allaient sauver Noël et les crèches. Les santonniers, les plus célèbres à Aubagne les aidèrent et commencent à créer des petits personnages en .... mie de pain! puis en terre et la terre provençale étant riche en argile, c'est en argile que se feront dorénavant les santons.

 

Chaque famille pouvait ainsi avoir sa crèche chez elle à la plus grande joie des enfants provençaux d'alors.

 

Les personnages

 

Le ravi c'est l'idiot du village, celui qui ose dire les choses telles quelles sont vraiment sans risque. Il représente l'innocence et la vérité à la fois.

 

Les bergers, jeunes ou vieux habillés comme un berger provençal avec ses moutons, ses chèvres qui permettront d'avoir du lait pour les enfants et de la viande, en lieu de vaches comme dans le nord de la France.

 

Le vieux et la vieille qui portent le nom de Grasset et Grasseto, souvent assis sur un banc de la place du village, représentent le dernier âge de l'homme. ( le premier âge de l'homme étant le bébé, le deuxième âge de l'homme étant le travailleur, la travailleuse)

 

Les tambourinaires qui annonce la Fête par leur musique.

 

Le porteur d'eau, l'eau est précieuse en Provence car elle est rare. C'est pour cela qu'à Saint Cyr sur mer on trouve la deuxième petite statue de la liberté de Bartholdi. Elle symbolise la grande joie des St. Cyriens à avoir enfin l'eau potable chez soi.

 

Le vannier, fabrique des paniers entre autres. C'est une 'industrie' importante en Provence au XVIII et XIX siècle.

 

Les animaux, le chien compagnon du chasseur, les poules de la basse-cour, le cochon sur la place du village qui est alimenté par tous, les oies près du pont, l'âne qui porte la farine du meunier.

 

Le Costume

 

Le vêtement obéissait à une codification sociale forte concernant l’âge, le rang, la richesse. Il transmettait à l’extérieur des signes de reconnaissance : appartenances et différences qu’il n’était pas question de transgresser. Ainsi les gens du petit peuple qui se fournissaient en vêtements auprès des nombreux fripiers ne manquaient pas de les réadapter à leur condition (en retirant certains décors par exemple). La façon de s’habiller selon l’état était décrite dans les traités de bienséance

 

La coiffe

La femme ne se montre jamais « en cheveux ». Selon sa condition, selon les circonstances (jours de travail ou dimanches et fêtes…séjours à l’intérieur ou à l’extérieur…périodes diurnes ou nocturnes…) la femme porte une coiffure de coton: la coiffe est constituée d’une passe (bandeau) à laquelle est cousu un fond. Elle est d’un tissu plus ou moins fin (calicot, mousseline). Quelquefois elle est brodée, agrémentée de dentelle plus ou moins riche qui peut être tuyautée (à canons) ou non.

 

La Chemise

En guise de sous-vêtement, la femme enfile une chemise coupée à angles droits en « T » ce qui évite les chutes de tissu et tout éventuel gaspillage. Elle descend jusqu’aux mollets et est à manches longues. Le tissu d’origine domestique est rustre et raide ou moelleux, blanc ou écru, selon les classes (chanvre, coton ou lin). Des empiècements carrés, rectangulaires sous les bras et sur les côtés donnent l’aisance nécessaire aux mouvements. Les plus simples servent également de vêtement de nuit avant la réalisation de ce type de vêtement par les magasins de confection dans la seconde partie du siècle.

 

Le corset

Un corset au dos ajusté se met par-dessus la chemise pour bien tenir le corps selon une tradition ancienne. Il est doublé de toile pour augmenter la force de son maintien, peut être à baleines, les devants, assez lâches (ils peuvent s’adapter ainsi aux modifications du corps féminin), se ferment avec des épingles ou par un lacet passé dans des oeillets métalliques. Il est en piqué de coton blanc, en toile colorée ou rayée,

en basin …

 

Le caraco

dit encore « casaque », « casaquin », « camisole ». Par-dessus le corset se met le « caraco ». Sorte de corsage à manches plus ou moins longues, fermé par des épingles. Le caraco est très souvent entièrement doublé d’un seul tissu ou d’une multitude de chutes d’étoffes assemblées en un savant patchwork par mesure d’économie domestique. Un lien « la bricole » placé à la taille, au milieu dos, sert à maintenir en place les jupons, pièces de vêtement assez lourdes. Le caraco peut être selon la mouvance de la mode assez court ou plus ou moins long. À basques ou à « cacaraca » (garniture en forme de crête-de-coq). Réalisé en coton, en soie ou en indienne.

 

La robe

La robe d’une seule pièce semble plus fréquente à en juger par les Inventaires chez les classes aisées (épouses de capitaine de frégate, chirurgien, ménager, propriétaire, fille de tanneur…). Les différents tissus utilisés pour leur confection confirment l’aisance pécuniaire de sa propriétaire : indienne, mousseline, soie…

 

Le fichu

(dit encore dans les Inventaires « foulard »). Il se présente sous la forme d’un carré de tissu plié en deux, une grande pointe épinglée milieu dos, les deux pointes croisées sur la poitrine et glissées sous la ceinture du tablier. Il est en laine, coton (indienne) ou soie selon les saisons et les circonstances, blanc ou de couleur, à motifs ou uni. D’autre part il y a des « fichus de jour » et des « fichus de nuit ». Souvent le fichu est protégé dessous grâce à une pointe de coton blanc ou peut même être remplacé selon les travaux par un simple «mouchoir de cou ».Des châles de laine noirs ou de couleur, plus ou moins riches selon la condition (« châle tapis » ou Cachemire) portés sur le vêtement assurent une protection supplémentaire.

 

Le pantalon

La culotte fendue est peu citée par les inventaires après décès. Les pièces conservées par les musées sont relativement tardives dans le XIXe siècle.

 

Le jupon de dessous

Le jupon ample comporte un empiècement sur le devant du ventre d’où part une coulisse qui permet de le froncer et de l’ajuster à la taille. On en ajoute plusieurs selon les saisons. Il peut être en coton, toile, lainage, tricoté, décoré de dentelles, de broderies, de petits plis, blanc ou de couleur, uni ou rayé… selon la condition.

 

Les poches

Un lien attaché à la taille porte cousue une paire de poches en coton blanc. L’iconographie montre quelquefois une poche portée sur le jupon de dessus et jouant en quelque sorte le rôle d’un sac. Les petites bourses perlées conservées par les musées ne sont pas particulièrement typiques de la Provence.

Le tablier

Sur la jupe ou la robe se met toujours le tablier qui peut, selon la circonstance, être de soie, de coton ou d’indienne et de diverses couleurs.

Le Galoubet

 

Le modèle le plus courant est en si naturel ou ton de Saint Barnabé de diapason 432 H2.

Le galoubet est une petite flûte à bec, percée de trois trous permettant le jeu de la seule main gauche tandis que la main droite peut jouer du tambourin. Sa longueur totale avoisine 31,6 cm.

Il est le plus souvent en buis, en ébène ou en palissandre. Il existe d’autres galoubet tel que : le galoubet en si 440H2, le galoubet en ut, le galoubet en la et le galoubet en ré.

Presque tous les galoubets actuels sont fabriqués en une seule pièce.

Il existe des galoubets à deux corps (tête et pied), néanmoins, de l’avis des facteurs contemporains, les meilleurs instruments sont en général d’une seule pièce.

 

Le Tambourin

 

Le Fût

Ses dimensions sont variables. Le type le plus courant est de 70 cm de hauteur et 35 cm de diamètre. Le fût est traditionnellement orné de sculptures longitudinales et une bretelle de cuir sert à porter le tambourin.

 

Les Peaux

Les peaux utilisées sont traditionnellement des peaux naturelles veau mort-né sur le dessus, chevrette au dessous.

 

La Cordelette de Chanvre

D’environ 2 millimètres de diamètre, elle sert au laçage. Des passants de cuir coulissent de bas en haut et servent à modifier la tension de la peau.

 

La Chanterelle ou Timbre

L’un des éléments les plus importants pour la sonorité. Elle est placée sur la peau de frappe, généralement en chanvre et très fine (0.6 mm de diamètre). Une languette de cuir permet de tendre cette chanterelle lors du réglage du tambourin.

 

La Massette

Enfin pour jouer du tambourin, il faut une massette. Elle est tournée en trois parties la poignée ou pomme, d’une tige, et d’un gland.